Blé tendre : quels sont les enjeux en 2024 ?

Blé tendre : quels sont les enjeux en 2024 ?

Alors qu’on voyait le blé comme une ressource quasi inépuisable étant donné que les productions ont toujours été abondantes en Europe, l’invasion en Ukraine a quelque peu rebattu les cartes. Et si on ajoute à cela les inondations qui ont frappé le nord et l’est de la France en fin 2023 et la sécheresse récente en Russie, il devient compliqué d’être totalement optimiste. Dans cet article, on revient ensemble sur les enjeux du blé tendre en 2024.

Une demande qui reste à la hausse au niveau mondial

Malgré les évènements que nous avons décrits en introduction, le blé tendre reste très demandé à l’échelle mondiale, ce qui a d’ailleurs provoqué quelques tensions. Souvenez-vous du cas de l’Inde qui avait interdit ses exportations de blé en 2022 afin de pouvoir répondre de façon sereine à la demande nationale. Si depuis la situation a fini par reprendre un semblant de normalité, on ne peut pas mettre de côté les effets que pourrait provoquer une pénurie de blé tendre.

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Heureusement, en dehors des producteurs habituels (Russie, États-Unis, Union européenne…), d’autres pays émergents comme le Brésil sont capables d’augmenter leur capacité de production pour répondre à la demande. C’est pourquoi lorsqu’on suit les cours du blé tendre sur BASF, on s’aperçoit que les prix ont plutôt tendance à stagner ces derniers mois.

Des défis environnementaux difficiles à résoudre

Les évènements climatiques extrêmes qui devraient augmenter à l’avenir (sécheresses, inondations, vagues de chaleur…) ne plaident pas vraiment pour une généralisation du bio. C’est d’autant plus vrai pour la culture du blé tendre qui demande l’utilisation d’herbicides et de pesticides pour attendre des rendements satisfaisants. On ne peut ainsi pas se permettre d’un point de vue financier de se passer de tous ces produits en n’utilisant que des méthodes naturelles.

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Bien sûr, en dehors des moyens purement techniques mis en place, la bonne gestion des sols constituera un axe majeur dans les années à venir. La monoculture n’est par exemple pas une solution viable sur le long terme, d’où des actions déjà mises en place pour que l’alternance des cultures devienne la norme.

Des politiques agricoles qui vont dans le bon sens

Oui, on sait : en France, les restrictions récentes mises en place par l’Union européenne n’ont pas été très bien accueillies. Il faut dire que les agriculteurs français cultivant du blé tendre doivent faire face à une concurrence assez rude venant d’autres pays européens où la main-d’oeuvre est moins chère. Toutefois, si on veut absolument réduire notre empreinte carbone, il faut aussi que cela concerne l’agriculture.

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